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Blog de la Section PS des Plateaux Caux Cailly

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Europe : Les mensonges de la Droite

Eurodéputée et numéro deux sur la liste socialiste pour l’Ilede- France, Pervenche Berès revient sur les contradictions et les mensonges de la droite.

Au Parlement européen, comment la droite a-t-elle voté depuis cinq ans ?

Au moment de la directive Bolkestein, la droite a voté contre l’exclusion des services sociaux et des soins de santé du texte, quand la gauche se battait pour. Aujourd’hui, elle communique sur la nécessité de lutter pour l’emploi des Européens. Pourtant, sur la directive « temps de travail », l’accord au Conseil a été conclu après l’élection de Nicolas Sarkozy. Lui qui prétend, en France, lutter contre les délocalisations, a accepté que certains États membres puissent imposer une durée légale du travail de 65 heures hebdomadaires.

Quel autre mécanisme plus incitatif peut-on imaginer aux délocalisations ?

Dans ses discours de campagne européenne, l’UMP prône pourtant une Europe plus protectrice… Ce n’est pas ce qu’elle a fait ces cinq dernières années. Et lorsque les plans de relance ont été mis en place sous présidence française, tout ce qui pouvait donner de la valeur ajoutée à une intervention européenne a été balayé d’un revers de main. Aujourd’hui, Michel Barnier (tête de liste UMP pour l’Ile-de-France) vient piocher dans nos mots sur l’emprunt européen. La droite n’a pourtant rien fait au moment de la présidence pour lancer le débat sur l’emprunt européen. Ce sont les socialistes, dans la commission économique et monétaire, puis en plénière, qui ont en permanence mené la bataille.

Si on devait définir la stratégie de la droite en Europe…

Face à la crise, le premier réflexe de la droite a toujours été de dire : « Ne mettons pas en place trop de régulation vis-à-vis d’un secteur bancaire en convalescence. On risquerait de le fragiliser. » Et ensuite elle dira : « La convalescence est passée, quel besoin de casser la reprise ? » La logique à l’oeuvre ne tient compte que du marché intérieur et des règles de concurrence qui devraient le régir. C’est une incompréhension totale sur ce qu’est le premier capital de l’Union européenne : son capital humain. La droite européenne lui tourne le dos à 180°.

Propos recueillis par F.C.
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